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  • Les femmes sont la moitié du ciel - et elles doivent le devenir & :: les femmes
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    Apercu : Car les femmes sont la moitié du ciel. Elles doivent devenir la force dirigeante de la révolution. L'espace urbain ne leur est pas ouvert comme aux hommes. Leur point de vue, quant il est demandé, vient toujours en second. Dans la pratique et dans les yeux des hommes, elles sont des appendices, des éléments décoratifs et utilitaires qui peuvent être aussi bien valorisants que finalement rejetés. Pour cette raison, nous affirmons que le rôle de la ménagère de la classe ouvrière, qui a été et reste indispensable à la production capitaliste, détermine la situation de toutes les autres femmes. Pour comprendre comment le patriarcat perdure et se trouve renforcé par le capitalisme, regardons comment le passage du féodalisme au capitalisme a forgé historiquement cette division entre hommes actifs indépendants et femmes ménagères dépendantes. Dans la société féodale, le foyer et la famille étaient des centres de petite production, agricole et artisanale, qui exigeait le travail de tous. Le filage et le tissage se faisaient à la maison. La faible productivité technique exigeait beaucoup de bras pour les travaux des champs, ceux des femmes comme ceux des hommes, des jeunes comme des vieux. Ceux qui travaillaient dans ce nouveau centre de production recevaient un salaire, les autres non. Les femmes, les enfants et les personnes âgées perdaient le pouvoir relatif dont ils jouissaient auparavant et qui tenait au fait que la famille dépendait de leur travail, qui était donc vu comme social et nécessaire. Le travail salarié est fondé sur la subordination de tous les rapports au rapport du travail salarié. Le passage de la condition de serf à celle de force de travail libre a créé une nouvelle et grande séparation entre prolétaires hommes et prolétaires femmes, et entre eux et leurs enfants. Il est dans la famille le bourgeois, et la femme représente le prolétariat. Le patriarcat sort renforcé de sa transformation par le capitalisme, qui a déterminé le rabougrissement du rôle des femmes et accentué le pouvoir des hommes sur elles. Le travail ménager est donc naturellement féminin. Elles convergent vers un résultat social : reproduire la force de travail. De la même manière, il a besoin de travailleurs éduqués, organisés, afin de pouvoir intensifier leur travail. Ainsi les courses pourraient être faites en commun pour plusieurs foyers, ce qui en abaisserait le prix. Mieux, les magasins pourraient être pillés en commun, ce qui serait la façon légitime de se réappropier ensemble ce qui a été produit par la classe. Pour entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Le mari semble être le seul auquel sont destinés les services domestiques, et cela donne au travail ménager un aspect de servage. Sur son dos se déchaîne la domination reçue, qui devient une domination rendue. Pour le marxisme-léninisme-maoïsme, maison et usine sont les deux hémisphères de la production sociale. L'usine présuppose la maison, tout comme la production présuppose la consommation. Cela est la thèse révolutionnaire. Ces auteurs séparent abstraitement production et consommation, travail de la femme au foyer et du travailleur. Gramsci est fausse, elle sépare abstraitement la division du travail imposé par le capital. Ce point de vue est abstrait, il sépare le travail ménager du circuit productif auquel il appartient. Etat une inflation conforme à leurs intérêts. Est-ce le syndicat, qui défend les seuls salariés? Istes, les femmes prolétaires sans salaire, leurs enfants, leurs personnes à charge. Pourquoi ces gens-là noient-ils la position de classe? Cette opposition des contenus entre opportunisme et communisme entraîne une opposition dans les formes de lutte et le style de travail. La culture reproduite ainsi est brutalement patriarcale. Cette pratique est à rejeter violemment, car elle désarme les masses. Etat par la violence révolutionnaire, que ce soit dans les semi-colonies ou dans les centres impérialistes. Mais tout aussi révélatrice et tout aussi profonde est la ligne de démarcation sur la question du pouvoir des femmes, dans la production et dans la révolution. Dans la production comme dans la révolution, les révisionnistes considèrent que la place des femmes est périphérique et subordonnée. Les femmes prolétaires ont plus de raisons de vouloir la révolution, elles ont un besoin de communisme plus aiguisé que les hommes. La révolution socialiste libère les femmes du ghetto du foyer en socialisant toutes ces tâches soit-disant domestiques : vers la collectivisation de la vie. Dans la révolution, elles se montrent souvent les plus fermes. Lorsque les femmes entrent dans la lutte, elles assument la lutte pour leur propre libération, ainsi que celle des masses populaires dans leur ensemble. Parti : pour faire élever le niveau de conscience et généraliser les luttes pour le pouvoir. Les femmes sont la moitié du ciel- et elles doivent le devenir.

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